Premier album!

Premier album!
***AmOuReUx De PaNaMe***
1975
# Posté le samedi 03 février 2007 07:55
Modifié le samedi 03 février 2007 08:29

01 - AmOuReUx De PaNaMe.

***AmOuReUx De PaNaMe***

Ecoutez-moi, vous les ringards,
écologistes
du sam'di soir,
cette
chanson-là vaut pas un clou
ma
is je la chante rien que pour vous.
Vous qui vou
lez du beau gazon,
des b
elles pelouses, des p'tits moutons,
des feuilles
de vigne et des p'tites fleurs,
faudrait r
emettre vos montres à l'heure.

Moi j'suis
amoureux de Paname,
du
béton et du macadam,
sous les pavés
ouais c'est la plage,
m
ais l'bitume c'est mon paysage,
le bitume c'est m
on paysage.

Ecoutez-moi,
vous les ringards,
écologis
tes des boul'vards,
vos bea
ux discours y'en a plein l'dos,
y a du soleil dans les
ruisseaux.
La Tour Montpar
nasse elle est belle,
et mo
i j'adore la Tour Eiffel,
y
a plein d'amour dans les ruelles
et d'poésie dans le
s gratt'ciel.

Moi j'suis a
moureux de Paname,
du béton
et du macadam,
sous les pa
vés ouais c'est la plage,
m
ais l'bitume c'est mon paysage,
le bitume c'est mon pay
sage.

Ecoutez-moi, vo
us les ringards,
écolog
istes des grands soirs,
la pollution n'est pa
s dans l'air,
elle est
sur vos visages blèmes.
Moi j'aime encore les
pissotières,
J'aime en
core l'odeur des poubelles,
J'me parfume pas
à l'oxygène,
Le gaz ca
rbonique c'est mon hygiène.

Moi j'suis amoure
ux de Paname,
du béton
et du macadam,
sous le
s pavés ouais c'est la plage,
mais l'bitume c
'est mon paysage,
le bi
tume c'est mon paysage.
01 - AmOuReUx De PaNaMe.
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# Posté le samedi 03 février 2007 08:24

02 - SoCiÉtÉ tU nE m'AuRaS pAs.

***SoCiÉtÉ tU nE m'AuRaS pAs***

Y a eu Antoine avant moi,
y a eu Dylan avant lui,
après moi qui viendra ?
après moi c'est pas fini.
On les a récupérés.
oui mais moi on m'aura pas,
je tirerai le premier,
et j'viserai au bon endroit.

J'ai chanté 10 fois, 100 fois,
j'ai hurlé pendant des mois,
j'ai crié sur tous les toits,
ce que je pensais de toi,
société, société,
tu m'auras pas.

J'ai marché sur bien des routes,
j'ai connu bien des pat'lins,
partout on vit dans le doute,
partout on attend la fin.
J'ai vu occuper ma ville
par des cons en uniformes
qu'étaient pas vraiment virils,
mais qui s'prenaient pour des hommes.

J'ai chanté 10 fois, 100 fois,
j'ai hurlé pendant des mois,
j'ai crié sur tous les toits,
ce que je pensais de toi,
société, société,
tu m'auras pas.

J'ai vu pousser des barricades,
j'ai vu pleurer mes copains,
j'ai entendu les grenades
tonner au petit matin.
J'ai vu ce que tu faisais
du peuple qui vit pour toi,
j'ai connu l'absurdité
de ta morale et de tes lois.

J'ai chanté 10 fois, 100 fois,
j'ai hurlé pendant des mois,
j'ai crié sur tous les toits,
ce que je pensais de toi,
société, société,
tu m'auras pas.

Demain, prends garde à ta peau,
à ton fric, à ton boulot,
car la vérité vaincra,
la Commune refleurira.
Mais en attendant, je chante,
et je te crache à la gueule
cette petite chanson méchante
Que t'écoutes dans ton fauteuil.

J'ai chanté 10 fois, 100 fois,
j'ai hurlé pendant des mois,
j'ai crié sur tous les toits,
ce que je pensais de toi,
société, société,
tu m'auras pas.
02 - SoCiÉtÉ tU nE m'AuRaS pAs.
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# Posté le lundi 28 mai 2007 09:47
Modifié le lundi 28 mai 2007 10:10

03 - PeTiTe FiLlE dEs SoMbReS rUeS.

***PeTiTe FiLlE dEs SoMbReS rUeS***

Non, ne crois pas, fillette,
me retenir encore
dans tes rues sans violettes,
dans ton triste décor.
N'essaie pas de me suivre,
déserte mes rivages,
loin de toi, je veux vivre
de plus beaux paysages.

Petite fille des sombres rues, éloigne-toi,
Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras.

J'ai trop longtemps vécu
dans de pauvres ruelles,
trop longtemps attendu
un dernier arc-en-ciel.
J'ai besoin de soleil
et d'horizons moins gris,
je veux voir les merveilles
que, près de toi, j'oublie.

Petite fille des sombres rues, éloigne-toi,
Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras.

Je ne suis pas de ceux
que chasse la lumière,
et qui vivent heureux
un éternel hiver
De l'amour je ne veux
que les filles des rivières,
lorsque j'aime les yeux,
j'aime aussi la chaumière.

Petite fille des sombres rues, éloigne-toi,
Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras.

Nos chemins se séparent,
entends, la vie m'appelle,
je quitte tes trottoirs
et tes grises dentelles.
Je pars pour des royaumes
où l'on m'attend peut-être,
où le bonheur embaume,
et donne un air de fête.

Petite fille des sombres rues, éloigne-toi,
Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras.

Laisse-moi m'en aller,
je n'ai plus rien à dire,
mais si tu veux pleurer,
n'essaie pas de sourire.
Retourne dans ta nuit,
au fond de tes faubourgs,
retourne dans l'ennui
qui habite tes jours.

Petite fille des sombres rues, éloigne-toi,
Petite fille aux yeux perdus, tu m'oublieras.
03 - PeTiTe FiLlE dEs SoMbReS rUeS.
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# Posté le lundi 28 mai 2007 09:53
Modifié le lundi 28 mai 2007 10:09

04 - La JaVa SaNs JoIe.

***La JaVa SaNs JoIe***

Moi j'aime bien chanter la racaille,
la mauvaise herbe des bas-quartiers,
les mauvais garçons, la canaille,
ceux qui sont nés sur le pavé.
J'ai bien du mal à les chanter
tell'ment qu'elles sont tristes mes histoires,
mais celle que j'vais vous raconter,
elle fait même pleurer ma guitare.

Ecoutez-la, ma java sans joie,
c'est la java d'un p'tit gars,
écoutez-la, ma java sans joie,
la java d'un p'tit gars qu'était sans foi ni loi.

Sa mère l'avait eu un beau soir,
alors qu'elle s'y attendait pas,
il est né près des grands boul'vards,
sur le pavé humide et froid.
Il a jamais su l'nom d'son père,
puisque sa vieille vingt fois par jour,
pour dix sacs s'envoyait en l'air,
dans un boxon d'la rue du Four.

Ecoutez-la, ma java sans joie,
c'est la java d'un p'tit gars,
écoutez-la, ma java sans joie,
la java d'un p'tit gars qu'était sans foi ni loi.

Après avoir quitté l'école,
où qu'y s'est pas trop attardé,
il s'est mis dans la cambriole,
avec ses copains de Saint-Mandé.
Il a voyouté quelque temps
avec Dédé-le-Surineur,
avec Julot-d'Ménilmontant,
et toute la bande du Sacré-C½ur.

Ecoutez-la, ma java sans joie,
c'est la java d'un p'tit gars,
écoutez-la, ma java sans joie,
la java d'un p'tit gars qu'était sans foi ni loi.

Il commençait à s'faire un nom,
et dans les petits bals musette,
lorsque jouait l'accordéon,
on voyait tourner sa casquette.
Il butta son premier larron
alors qu'il avait pas vingt ans,
le crime c'était sa vocation,
l'arnaque c'était son tempérament.

Ecoutez-la, ma java sans joie,
c'est la java d'un p'tit gars,
écoutez-la, ma java sans joie,
la java d'un p'tit gars qu'était sans foi ni loi.

Dans l'quartier où i'f'sait son beurre,
y a des gens qui l'appelaient Monsieur,
mais les flics ces petits fouineurs
ne le quittaient jamais des yeux.
Quand il a eu un peu trop d'sang
sur ses doigts couverts de bijoux,
ils l'ont ficelé sur du bois blanc
et ils lui ont tranché le cou.

Ecoutez-la, ma java sans joie,
c'est la java d'un p'tit gars,
écoutez-la, ma java sans joie,
la java d'un p'tit gars qu'était sans foi ni loi.
04 - La JaVa SaNs JoIe.
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# Posté le lundi 28 mai 2007 10:04